Bus de la Société des transports abidjanais (Sotra), On se bouscule malgré tout

Un quai de la Sotra CP: gettyimages

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Des passagers embarquent dans le bus
CP: gettyimages

 Abidjan, La Société des transports abidjanais (Sotra) dispose de bus pour le déplacement de la population. Mais le nombre insuffisant des engins provoque des bousculades énormes dans les différentes gares, malgré le temps ce phénomène existe toujours.

 Il est 7h à la gare nord d’Adjamé (Principal gare de la Sotra au centre d’Abidjan) un jeudi . Quatre autobus sont stationnés dans le parking où règne un calme plat.  Les différents quais sont bondés de monde. Plusieurs files d’attentes  se dessinent à nos yeux et  se confondent  à la foule en raison de l’affluence. On se croirait dans un stade de football.

Ce même jour à 18h, à la gare lagunaire  du Plateau, dans une autre commune, l’atmosphère est la même. De  longues files à n’en point finir. Sur les visages, désolation, fatigue, colère se lisent.  « Cela fait deux heures que J’attends le bateau-bus, alors que j’ai des courses à faire vraiment c’est désolant », lance Chantal une étudiante. L’attente est longue et difficile.  L’insuffisance des moyens de transports (autobus et bateau-bus)  expliquent ces attroupements incompréhensibles même aux heures normales.

On se demande si, la lutte pour avoir accès aux bus est un chemin pour aller au royaume des cieux. Au terminus des bus  des tours administratives au plateau, de 15h30 à 17h30, aucun bus ne démarre. Quelques instants après, un conducteur se rue vers son engin, il place sa plaque sur laquelle est marquée N0 08, (ligne en destination d’Abobo). Du coup les parents (ce sont les personnages d’un certain âge où des handicapés) le rejoignent avec joie. De l’autre côté du quai quelques usagers qui  suivent  attentivement tous les mouvements se précipitent vers le parking. C’est une lutte infernale qui s’y déroule. Dans cette bataille on se croirait dans la jungle où c’est la loi du plus fort qui prédomine. Les vertus telles que la discipline, la pitié n’ont pas droit de cité. Parents et enfants n’admettent pas se faire dominer.

« Nous voulons rentrer vite pour étudier, pas question de se laisser intimider », soutient Hervé. Les bousculades sont bel et bien provoquées par ces  usagers hors la loi.

Les risques ne manquent pas. Une femme agitée, déploie une force et empêche un jeune homme de monter. Elle l’accuse d’avoir tenté de lui ôter son porte-monnaie. « Voleur, voleur, tu veux me voler, c’est toi qui m’a donné mon argent  », se plaint-elle furieuse et essoufflée.

À la gare nord un adulte glisse sa sacoche par les vitres pour réserver un siège en leur présence. Au quai du 11 (numéro de bus en direction de la commune de Koumassi), ces fameux indisciplinés ont désordonné le rang bien disposé. L’erreur est déjà consommée, la bousculade s‘ensuit. Les âmes faibles interpellent les gendarmes sur un ton de désolation « autorités, autorités ».

Au Plateau, à la gare sud, les clients de la Sotra n’ont aucun respect . Les plus grands semeurs de trouble sont les élèves et étudiants. C’est une perte du temps pour eux lorsque les agents de la police s’attèlent à mettre de l’ordre. Ils heurtent leurs amis , rien que pour déranger. Les commis de l’ordre sont impuissants face à cette confusion. La forte clientèle exerce un poids sur eux.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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