Hein! Sécurité? ou Insécurité!

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Véhicule de la sotra braqué avec impact de balles
crédit photo: Diom Célest

Lundi : 23 000 000 FCFA, Mardi : 15 000 000 FCFA, Mercredi : 7 000 000 FCFA dans des braquages, sans compter les petits vols à l’arraché constitués de biens matériels et de petites sommes d’argent, Abidjan succombe petit à petit et rivalisera avec les cartels mexicains ou les favelas brésiliennes. Des milliers de policiers tentent d’éradiquer l’insécurité. Mais les méthodes des quidams varient et le phénomène s’empire.

L’indice de sécurité en Côte d’Ivoire est passé de «1,6 en janvier 2015, à 1,2 en décembre 2016», a déclaré le chef de l’Etat ivoirien Alassane Ouattara lors de la traditionnelle cérémonie de présentation de vœux, au palais présidentiel le 5 janvier 2017. Tout ceci concourt à une attraction des investisseurs . Pour emboîter le pas aux spécialistes, les mutineries en début d’année, le phénomène des «microbes», les agressions répétées, les coupeurs de route… risquent de plomber notre pays sur une mauvaise note.

Encore des efforts

Lorsqu’on on se retrouve dans une situation d’insécurité, on s’arme de précautions. La scène du lundi 23 octobre 2017  à Port-Bouët (sud d’Abidjan) m’amène à réfléchir amèrement. Une opération dite  »épervier » se poursuit dans la ville et ses environs avec des résultats satisfaisants selon les autorités policières. L’attaque de ce véhicule de transferts de fonds de la Sotra (Société des transports abidjanais) (23 000 000 FCFA) a été orchestrée par quatre bandits. Leur véhicule avait été arraché à Yopougon (nord d’Abidjan) tôt dans la matinée. Que s’est-il passé afin que les services de renseignement ne puissent pas l’intercepter ? Les braqueurs ont traversé la ville, puisque de Yopougon  à Port-Bouët cinq autres communes de la belle capitale économique sont traversées. Voici une grande faille. Dans l’évolution de l’enquête le véhicule en question a été abandonné dans un petit village de la commune en question  dans la même journée, rapportent les sources sécuritaires.

Je m’interroge également sur le fait que 23 millions , équivalent à la population totale  du pays, soient convoyés par deux policiers, or tous  savons que la ville est sous tension.  Je me rappelle encore les années lycées, à la gare lagunaire au Plateau, la Sotra disposait d’un véhicule blindé convoyé par les commandos marins armés jusqu’aux dents. Ils laissaient planer la frayeur sur ceux qui les découvraient la première fois. Ici dans notre pays,  retrouver ces sommes d’argent est synonyme de recherche de  »la sueur d’un cadavre ».

Etablissements scolaires attaqués

Les enfants en conflit avec la loi connus sous le nom de «microbe» ne décolèrent pas néanmoins, ils usent d’autres stratégies d’attaques. Ce même lundi 23 Octobre, un établissement scolaire a été pris d’assaut dans le quartier  de Williamsville (centre d’Abidjan). Élèves, enseignants ont subi le courroux de ces déchaînés. Une grande unité de la CRS y demeure. Qu’est ce qui  empêche qu’elle déploie des hommes dans tous les périmètres. J’estime que ce quartier est bien connu comme une zone de forte criminalité, la solution est de prévenir, ceci pourra sans doute atténuer.  cette alternative doit s’expérimenter  dans plusieurs endroits.  En recoupant les plaintes , la police dispose des lieux d’agressions fréquents. Adjamé liberté sous le pont à partir de 19 h n’hésitez pas à vous aventurer seul, aucune force de l’ordre n’est postée .     

 A l’intérieur du pays  également, des élèves s’affrontent les vendredis soirs à l’arme blanche. Souhaitent-ils étudier ou devenir délinquants? L’influence de la société agressive commence à les posséder. C’est le moment de les ramener à l’ordre.  Certains signalent que des inconnus s’infiltrent parmi eux pour créer la zizanie. Le lycée Municipal Djibo Sounkalo peut témoigner de ces agissements incontrôlés

l’insécurité c’est partout dans le pays.

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